Etre autonome et fonctionnaire aujourdh'ui, c est un combat singulier, au quotidien, une remise en cause journalière, mais qu'elle liberté. Libres ensemble mais autonome.
Bonjour à toutes et tous,
Si une question fait débat en ce moment, c'est bien celui de la représentativité des organisations syndicales, de leur mode de fonctionnement, de leur organisation interne et surtout de leur financement.
Etant dans une vie antérieure dans les instances dirigeantes d'une grosse fédération historiquement reconnue, je peux assurer que l'obtention de subventions, d'aides directes ou indirectes est crucial pour une organisation syndicale.
Chacun sa manière, mais comme disait un grand homme : "le financement, c'est le nerf de la guerre".
Ainsi, de nombreuses fédérations, confédérations, se poussent au portillon, pour accéder au nirvana, c'est à dire le gateau syndical détenu après la guerre par la bande historique, suite au décret de 1966.
Oui, vous avez bien lu, le décret de 1966. Après on dira que les instances bougent en France.
De nouvelles organisations syndicales, se sont scindées, regroupées, ont éclatées quelquefois, et se retrouvent aujourd'hui en quête de leur représentativité.
Ce qu'il faut savoir c'est que chacune de ces organisations reçoivent des subsides pour faire vivre leur boutique. Et cela n'est pas négligeable. Ou plutot, si, c'est négligeable quand on pense à toute l'énergie et au temps que l'on pourrait gagner, ainsi que de l'argent, en évitant les combats de terrains stériles, qui paralyse souvent le pays. Chaque jour de grève coute cher, non seulement pour le gouvernement, mais pour les artisans, les salariés, etc...
Ne devrions nous pas associer toutes les tendances autour d'une table et les financer par voie de conséquence, pour se mettre d'accord, sur les demandes légitimes des salariés et en discuter sereinement, pour obtenir un modus vivendi favorable au plus grand nombre.
Est-il préférable d'avoir des interlocuteurs fantomes, qui ne représentent plus qu'eux mêmes, que des représentants légitimes d'autres organisations qui sont beaucoup plus représentatives. Avoir un interlocuteur crédible et susceptible de calmer le jeu est toujours plus préférable qu'un simulacre de négociation qui souvent n'aboutie à rien ou pas grand chose.
Ce serait la solution idéale mais certes utopique, quand on voit que les syndicalistes eux mêmes ne veulent pas partager le gateau, et refusent l'entrée de nouvelles entités syndicales réformistes.
Ainsi la Fédération FO des personnels municipaux a envoyé une circulaire à toutes ces troupes afin de dénoncer en justice la représentativité de l'UNSA là ou elle voulait s'implanter.
En clair, déontologiquement, on prive les salariés, qui ne sont pas d'obédience FO de pouvoir s'organiser librement et de manière autonome par rapport au diktat d'une entité FO existante. Curieux non..
Voilà, c'est ainsi en France, on n'aime pas trop les changements, les nouveaux venus, surtout lorsqu'ils veulent profiter également du gateau.